Montpellier, France
March 23, 2009To
connect researchers and amateurs interested in botany, six
research organizations, including CIRAD, and an association, are
launching the Pl@ntNet project, a collaborative network centring
on a software platform dedicated to plants. Pl@ntnet has been
given 3 million euros of financial support by Agropolis
Fondation.
Suppose you are walking in the
countryside when you see a plant you don't recognize. Using your
mobile phone, you access the Internet and then the Pl@ntNet
interface. You send a photo of the plant or do a search based on
its morphological, phenological and/or ecological
characteristics. A few seconds later, you receive a reply and
you have supplemented a database with your observations. Does
this look like science fiction? Not for much longer. The
technology is almost ready. The problem is accessing the
necessary data and software. This is the challenge researchers
and amateurs have decided to tackle. The idea is simple and
increasingly widely practised: it consists in setting up a
community network that both supplies and makes use of data. "This
can only work with people keen to share their knowledge,
expertise and skills", explains Daniel Barthélémy, Head of
the AMAP joint research unit at CIRAD. "This is the
principle behind the development of freewares."
The network in question is to be called Pl@ntNet. It will be
developed through a website on which interoperable softwares
will be available. The softwares will work both on and off line,
and will be the result of developing existing tools: Plantnote for
data management,
IDAO for assisted identification by building identikit
pictures, Ikona
to search and categorize image banks based on their visual
content, and eFlore to
consult indexes and data.
The portal will host its own databases, but will also be
connected to external databases. These tools will be both easy
to use and transparent, and will enable researchers and anyone
interested to share their resources and skills in joint
projects.
There are many amateur observers who have neither the tools nor
the scientific methods required to structure their observations.
Moreover, professionals, who are less numerous than in the past,
are unable to accumulate enough observations to respond to
current issues. Through Pl@ntNet, amateurs will have access to
tools and data without depending on specialists, and researchers
will be able to rely on field networks that should enable them
to conduct various types of study more efficiently, for instance
monitoring plant distribution and evolution.
The website is due to open in June 2009. The tools will be
available then, but will not yet be interconnected. The Tela
Botanica association, whose operating methods fit in perfectly
with the philosophy behind the project, will be testing the
platform through its 10 000 members in more than fifty
countries. The initial project is due to run for four years, by
which time it should have produced a reliable system validated
through several case studies. It will involve some sixty people
from six French research organizations (CIRAD, CNRS, INRA,
INRIA, IRD, University of Montpellier II) and several
international organizations. The funding obtained for the
project, totalling nine million euros including three million
from Agropolis Fondation, will enable the creation of twenty
jobs.
Le projet Pl@ntNet, un réseau collaboratif organisé autour d’une
plateforme logicielle dédiée aux plantes
Pour connecter chercheurs et
amateurs dans le domaine de la botanique, six organismes de
recherche, dont le Cirad, et une association, lancent le projet
Pl@ntNet, un réseau collaboratif organisé autour d’une
plateforme logicielle dédiée aux plantes. Pl@ntnet bénéficie
d’un soutien financier de 3 millions d’euros d’Agropolis
Fondation.
Vous êtes en train de marcher dans la nature quand vous
découvrez une plante dont vous ignorez l’identité. Grâce à votre
téléphone portable, vous vous connectez alors à Internet puis à
l’interface de Pl@ntNet. Vous envoyez la photo de cette plante
ou bien faites une recherche à partir de ses caractéristiques
morphologiques, phénologiques et/ou écologiques. Quelques
secondes plus tard, vous obtenez votre réponse tout en
enrichissant une base de données de vos observations.
Science-fiction ? Plus pour longtemps. Car la technologie est
quasi prête. Encore faut-il pouvoir accéder aux données et aux
logiciels le permettant. C’est le pari qu’ont décidé de relever
des chercheurs et des amateurs. L’idée est simple et de plus en
plus répandue aujourd’hui : elle consiste à monter un réseau
communautaire à la fois fournisseur et utilisateur de données. «
Cela ne peut fonctionner qu’avec des personnes qui souhaitent
mettre en partage leurs connaissances, leurs expertises et leurs
compétences, explique Daniel Barthélémy, directeur de l’unité
mixte de recherche Amap au Cirad. C’est aussi le principe du
développement des logiciels libres. »
Le nom de ce réseau sera donc Pl@ntNet. Il sera développé au
travers d’un site Internet où seront accessibles des logiciels
interopérables. Ceux-ci fonctionneront aussi bien en ligne,
qu’hors ligne et seront issues du développement d’outils actuels
: Plantnote pour la gestion des données, Idao pour
l’identification assistée par la construction de portraits
robots, Ikona pour interroger et classer des banques d’image par
le contenu visuel, et enfin eFlore permettant la consultation
d’index et données botaniques.
Le portail accueillera des bases de données qui lui seront
propres mais sera également connecté à des bases de données
externes. Aussi faciles d’usage que transparents, ces outils
permettront aux chercheurs et à tous les citoyens intéressés de
mutualiser les moyens et leurs compétences autour de projets
communs.
Nombreux sont, en effet, les observateurs amateurs qui ne
disposent ni des outils, ni des méthodes scientifiques pour
structurer leurs observations. Par ailleurs, les professionnels,
moins nombreux que par le passé, ne peuvent accumuler un nombre
suffisant d’observations pour répondre aux enjeux actuels. Au
travers de Pl@ntNet, le citoyen aura alors accès à des outils et
des données sans être dépendant du spécialiste, tandis que le
chercheur pourra s’appuyer sur des réseaux de terrain lui
permettant de réaliser plus efficacement différents types
d’études comme le suivi de la répartition des plantes et de leur
évolution.
Le site web devrait ouvrir d’ici le mois de juin 2009. Les
outils y seront disponibles sans toutefois être encore
interconnectés. L’association Tela Botanica, dont l’éthique de
fonctionnement est parfaitement adaptée à la philosophie du
projet, testera la plateforme au travers de ses 10 000 membres
répartis dans plus de 50 pays. Le projet initial doit durer
quatre ans avant d’obtenir un système fiable qui aura été validé
au travers de plusieurs cas d’études. Il mobilisera une
soixantaine de personnes issues de six organismes de recherche
français (Cirad, CNRS, Inra, Inria, IRD, Université Montpellier
II) et plusieurs institutions internationales. Le financement du
projet, qui s’élève à environ neuf millions d’euros dont trois
provenant d’Agropolis Fondation, permettra notamment le
recrutement de vingt personnes. |
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