France
March 18, 2009Source:
Confédération
paysanne
Nous assistons actuellement à la
promotion de nouvelles variétés de tournesol ou de colza
génétiquement mutés (artificiellement ou spontanément) pour
résister à des herbicides. Pour la
Confédération
paysanne, ceci ne s’inscrit absolument pas dans la
perspective d’une agriculture durable réclamée dans toutes les
déclarations politiques.
De nombreux paysans utilisent des techniques de gestion des
rotations et de désherbage alternatif pouvant durablement
résoudre les problèmes de désherbage du tournesol ou du colza.
L’emploi de ces plantes mutées ne s’avère donc pas nécessaire.
Nous estimons qu’il faut cesser de promouvoir des
biotechnologies en agriculture dont on sait qu’elles :
Ne simplifieront que temporairement les problèmes de désherbage
et compliqueront à moyen terme la gestion des rotations : En
effet, les colzas ou les tournesols résistants aux herbicides
deviendront des adventices difficiles à combattre dans les
rotations.
Poseront les mêmes problèmes que les OGM en ce qui concerne les
risques pour la santé et l’environnement notamment par la
contamination inévitable (1) des parcelles environnantes.
Sont profitables uniquement aux firmes qui les mettent sur le
marché et qui - par le biais des brevets sur les gènes mutés -
confisquent le vivant et le droit à l'alimentation.
Le principe de précaution doit être appliqué pour toute plante
issue de mutagénèse artificiellement provoquée.
La Confédération paysanne s’oppose à la mise en oeuvre de
tournesols et colzas mutés résistants à des herbicides, elle
s'est d'ailleurs opposée à un avis voté mercredi dernier par le
Comité Economique, Social et Environnemental (CESE) concernant
les biotechnologies.
(1) Les tournesols et les colzas mutés, qui sont des plantes
à forte fécondation croisée, iront se croiser avec les
tournesols et colzas de paysans voisins ou les adventices
sauvages comme la ravenelle (comme le démontre les travaux de
l’INRA). Qui prendra en charge ces contaminations ? |
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